Zone VKP

 

Présentation générale de la zone VKP


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Depuis la signature des Accords de Matignon en 1988, la Nouvelle-Calédonie s’est engagée dans un processus de rééquilibrage de son territoire jusqu’alors caractérisé par un fort développement socioéconomique de la capitale Nouméa et sa périphérie, qui regroupe près des trois quarts de la population, et une quasi déshérence des immenses espaces ruraux de la Brousse.

Le grand projet d’aménagement de la zone VKP consiste en la création d’un nouveau pôle urbain s’étendant sur les trois communes de Vook (Voh), Koohnê (Koné), chef-lieu de la Province Nord, et Pwëbuu (Pouembout), basé sur la construction d’un complexe métallurgique de dimension internationale. L’objectif est de fixer les populations en développant une synergie économique autour de ce projet industriel créateur d’un millier d’emplois directs et d’environ 2500 emplois induits, de manière à répondre aux attentes de ces nouveaux salariés, en matière de logements, de services, de commerces, de loisirs … ce qui englobe également la mise à niveau de toutes les infrastructures productives et administratives.

Le développement de ce pôle urbain va par ailleurs entraîner l’ensemble des communes de la Province Nord, à forte dominante kanake, dans une dynamique où elles pourront faire valoir leurs spécificités, notamment dans les domaines du tourisme et de l’agriculture.

La population de la zone VKP, 10.250 habitants environ en 2011, devrait croître de plus de 60% à l’horizon 2025, après l’entrée en production de l’usine métallurgique prévue pour fin 2012/ début 2013.

Pour mener à bien cet immense chantier, la zone VKP va profiter d’un programme d’investissements publics de plus de 30 milliards Fcfp et d’au moins 20 milliards d’investissements apportés par les opérateurs privés. Sont notamment prévus la construction de 2000 logements, de plusieurs zones d’activités artisanale et commerciale, d’infrastructures publiques (écoles, équipements de loisirs, hôpital, centre de secours…) et le développement de nouveaux services concernant la formation, le transport mais aussi la gestion des déchets et le soutien aux entreprises.

L’une des particularités de cet aménagement est de se réaliser en partie sur des terres coutumières, longtemps restées sans valorisation. Un travail remarquable a été effectué par tous les partenaires pour remédier à cette situation et pouvoir ainsi disposer du foncier nécessaire pour y accueillir dans les meilleures conditions les nouveaux arrivants, tout en préservant les valeurs culturelles attachées à ces terres.

De nouvelles structures d’intervention économique ont par ailleurs été mises en place, avec le soutien de l’industriel KNS et des institutions, pour favoriser l’insertion des populations locales dans la création d’activités.

La zone VKP se présente aujourd’hui comme un vaste et attractif domaine des possibles, attentif à toutes les initiatives, promis à une rapide évolution faisant la part belle à l’humain.

Commune rurale, dont la population est équitablement répartie entre le village et ses huit tribus (Oundjo, Gatope, Tiéta, Témala, Ouélisse, Ouengo, Wahat, Boyen), Vook (Voh) va se transformer en cité industrielle avec l’implantation, sur son territoire, du complexe métallurgique et de ses sous-traitants regroupés sur une zone d’activités.

Paisible bourgade étalée le long de la RT 1, à 30 kilomètres au nord de Koohnê (Koné), Vook (Voh) a connu une soudaine notoriété internationale grâce à la publication d’une photo aérienne montrant un immense cœur dessiné par la nature dans la mangrove. Sa population (2400 habitants) vit principalement de l’agriculture (élevage et maraîchage) et de la pêche, notamment la collecte de crabes de palétuviers par les femmes des tribus du bord de mer. La ferme aquacole de Webuihone représentait jusqu’à aujourd’hui la principale activité économique de la commune qui compte par ailleurs trois commerces généralistes et quelques artisans.

Avec le camping situé sur la belle plage de Gatope et l’excursion au Katépaïk, d’où l’on aperçoit le cœur de Voh, la commune dispose également de certains attraits touristiques.

L’aménagement de la zone VKP prévoit notamment, pour Vook (Voh), la construction d’un complexe socio-culturel, d’une nouvelle école, de lotissements résidentiels,…

Une importante zone industrielle destinée aux entreprises travaillant principalement pour l’opérateur de l’usine du Nord est appelée à jouer un rôle déterminant dans le développement économique de la commune: la ZI Vavouto. Chef-lieu de la Province Nord, Koohnê (Koné) est appelée à devenir le véritable centre économique et administratif du Nord calédonien grâce à l’aménagement de la zone VKP qui va se traduire par l’installation d’une multitude de nouveaux services.

Le rééquilibrage du pays passe en effet par la décentralisation de prestations qui ont longtemps été regroupées sur Nouméa.

Sa population, recensée à environ 5770 habitants en octobre 2011 (sans double-comptes) pourrait ainsi croître de moitié d’ici une dizaine d’années avec la création de nombreux lotissements résidentiels conçus dans un esprit de mixité sociale. L’équipe municipale en place évoque ainsi l’avenir de la commune comme un défi pour construire la « ville océanienne » reflétant la diversité culturelle de la Nouvelle-Calédonie. L’objectif est de réussir l’intégration entre la population d’origine de Koohnê (Koné) et les nouveaux arrivants en favorisant la convivialité grâce à des équipements répondant aux besoins de tous dans les domaines du logement, de la culture et des loisirs, de la santé, de la consommation…

Une attention particulière est portée sur la mise en valeur des terres coutumières qui représentent une proportion importante du foncier communal. Les neuf tribus sont ainsi largement associées aux projets en cours pour accueillir des établissements scolaires, des logements locatifs et des zones d’activité. Des efforts conséquents sont fournis en parallèle pour apporter dans ces communautés le confort de la vie moderne (goudronnage des pistes, adduction d’eau, assainissement…) pour les fixer sur leurs terres.

Cet aménagement aura pour effet de rapidement intégrer les urbanisations de Koohnê (Koné) et de Pwëbuu (Pouembout), distantes de seulement 9 kilomètres. Née de l’installation, par l’Administration pénitentiaire, à la fin du XIXe siècle, de déportés affranchis sur des concessions à mettre en valeur, la commune de Pwëbuu (Pouembout) s’est spécialisée au cours des précédentes décennies dans l’élevage et les grandes cultures grâce à ses plaines alluviales offrant de riches terres agricoles. C’est d’ailleurs ici qu’est implanté le lycée agricole  et d’enseignement général de la Nouvelle-Calédonie.

Cette identité rurale est pleinement intégrée dans l’aménagement de la zone VKP dont le développement doit permettre la création de synergies entre les différents acteurs de ce secteur économique. La zone agro-alimentaire de Tipenga est, à ce titre, le cœur de l’évolution attendue de la commune.

L’autre volet de ce développement repose sur la création d’infrastructures de loisirs. Un centre aquatique va ainsi voir le jour à la sortie nord du village et d’autres projets consacrés aux activités équestres sont notamment envisagés.

Pwëbuu (Pouembout) ne compte que deux tribus, relativement éloignées du village, dont celle de Ouaté située au pied du massif du Kopéto exploité par la SLN et générant d’importantes retombées pour la population. L’activité minière est donc également un aspect important de la commune et de ses 2100 habitants.